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Visite virtuelle > Léon Spilliaert et Aubrey Beardsley

Visite virtuelle

  

Tarif unique

10,00 €

Type  visite guidée, achat de billet compris
Durée  1h15
Lieu  Visite virtuelle
Rdv  Un lien de connexion vous sera envoyé le jour du cours. Les inscriptions peuvent se faire jusqu'à 2h avant la séance. Nous ne pourrons pas vous garantir l'envoi du lien de connexion au-delà de ce délai.
Ville  Paris

Cette visite virtuelle est conçue sous la forme d'une préparation à l'exposition, avant de pouvoir aller à la rencontre des oeuvres dans les salles de musée !

 

"L'inquiétante étrangeté sera cette sorte de l'effrayant qui se rattache aux choses connues depuis longtemps, et de tout temps familières." C'est par ces mots que Sigmund Freud définit le premier ce concept d'inquiétante étrangeté que les œuvres de l'artiste belge Léon Spilliaert incarnent si bien avec leurs silhouettes noires et déformées qui évoluent, esseulées, dans des lieux qui semblent abandonnés mais aussi infinis. Mêlant angoisse et onirisme, son travail transcende l'obscurité et propose un symbolisme de la nuit d'une grande modernité.
Si Spilliaert s'inscrit en effet au début de sa carrière pleinement dans le symbolisme fin de siècle - Odilon Redon, James Ensor ou Whistler constituant ses principales sources d'inspiration picturales, ses dessins se nourrissant également des écrits de Poe, Nietzsche et Maurice Maeterlinck -, son style évolue ensuite, se rapprochant de l'expressionnisme voire du minimalisme, ce qui explique en partie l'influence très durable que l'artiste exercera sur l'art belge. 

Illustrateur de renom dans son Angleterre natale, Aubrey Beardsley (1872-1898) eut une carrière aussi brillante qu'éphémère avant de s'éteindre à 25 ans. Son travail le plus célèbre demeure les illustrations pour la pièce de théâtre Salomé (1894) d'Oscar Wilde, mais il a laissé derrière lui un héritage dont la richesse et l'impact résonnent bien au-delà. Ce « dandy du grotesque » a défié les conventions de la société victorienne par des oeuvres morbides et érotiques faites d'arabesques, de lignes sinueuses et de personnages provocateurs. S'inscrivant dans la sensibilité fin-de-siècle, il s'inspira autant des gravures japonaises que de ses prédécesseurs préraphaélites ; de la céramique grecque que de l'esthétique rococo. Bien que méconnu en France, son style éclectique, aux références multiples mais toujours singulièrement étrange, aura été central dans l'émergence de l'Art Nouveau.

Le musée d'Orsay rend hommage à ce deux grandes figures de la fn du XIXème siècle.

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