Découvrez avec nous l’exposition Kupka, au Grand Palais jusqu’au 30 juillet 2018 !

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Né en 1871 en actuelle République tchèque, Kupka commence sa formation artistique aux Beaux-Arts de Prague, avant de voyager en Europe du Nord et de s’installer à Paris. C’est dans la capitale française qu’il créera le plus, devenant un des pères de l’abstraction.

L’exposition revient dans un premier temps sur le passage à l’abstraction chez Kupka. Tout comme chez Kandinsky, l’abstraction fait l’objet d’un processus, encore marqué par le figuratif. Ainsi, Kupka est tout d’abord illustrateur, pour des journaux anarchistes comme L’Assiette au beurre ou Cocorico, pour qui il dessine des caricatures anticapitalistes et antireligieuses. Kupka illustre également les ouvrages du géographe Elisée Reclus, dans un grand souci du détail qui se retrouve plus tard dans son approche de l’abstraction. Ce n’est que peu à peu que l’abstraction s’invite dans la toile, principalement dans les arrière-plans des portraits, comme dans Rubans bleus.

Si Kupka était un peintre prolifique, il était également savant, ayant étudié la chimie à la Sorbonne après avoir suivi un cursus aux Beaux-Arts de Prague. Dès lors, Kupka développe une abstraction très intellectualisée, et même plusieurs types d’abstraction, et diversifie grandement son œuvre. L’abstraction pure apparaît réellement avec Amorpha, Fugue en deux couleurs en 1912, dans lequel la musique, art dénué de toute forme contrairement à la peinture ou la sculpture, inspire la recherche artistique.

Kupka se rapproche ensuite de l’orphisme des Delaunay, et produit des toiles aux disques colorés, une abstraction colorée à l’opposé des toiles plus tardives de Mondrian par exemple. Kupka opère par la suite un retour à la nature, avec l’abstraction organique ou cosmique, avec des toiles comme Printemps cosmique. Très inspiré par l’architecture des églises, Kupka développe également une abstraction architecturale ou géométrique, marquée par des structures verticales et très organisées. La construction de la toile est en effet primordiale pour l’artiste, comme dans Autour d’un point : il s’agit de guider l’œil du visiteur en hiérarchisant les éléments de la toile, en utilisant un sujet central et des compositions secondaires.

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