Que représentent les créatures sur les monuments médiévaux parisiens ? Pourquoi les animaux sont-ils aussi importants au Moyen-Age ? Découvrez avec nous l’histoire et les symboliques du bestiaire médiéval, au cours d’une visite guidée au centre de Paris!

Teaser bestiaire m di val

Gargouilles des églises gothiques, créatures des tableaux de Bosch, licornes fascinantes et détails de manuscrits… Difficile d’imaginer les œuvres du Moyen-Age sans leurs animaux fantastiques ou quotidiens ! Le Moyen-Age représente en effet beaucoup les bêtes : à une époque où celles-ci sont omniprésentes dans les rues des villes, elles revêtent des symboliques très variées en art. Partez avec nous à la recherche de ces créatures sur les façades parisiennes !

Les animaux se repèrent tout d’abord à l’extérieur des églises. Ils sont relégués à cette unique zone des églises, car ils représentent le monde prosaïque, impur. Ils sont ainsi exclus de l’enceinte sacrée de l’église, réservée aux croyants. Cette démarche se retrouve également dans les écrits médiévaux : dans les manuscrits sacrés recopiés par les moines, les représentations d’animaux s’étalent dans les marges, et non dans le texte, considéré comme sacré.

Les animaux occupent cependant des statuts différents selon leur nature. Ainsi, le Moyen-Age redoute particulièrement les créatures hybrides, soupçonnées de se déplacer dans plusieurs mondes, et donc liées au diable. Ainsi, les animaux pouvant passer du monde souterrain à la surface de la terre, comme les lézards ou les rats, sont souvent mal dépeints. De même, les animaux imitant des comportements humains, qu’il s’agisse des ours en position bipède ou des singes grimaçant inspirent de la méfiance :  ils pourraient être des humains maudits. Le bestiaire est ainsi marqué par la superstition ! Certaines créatures revêtent cependant une symbolique plus positive : c’est le cas des licornes, associées à la pureté et la virginité, de la colombe, symbole du Saint-Esprit, mais aussi des animaux associés aux Evangélistes, visibles à la Tour Saint-Jacques.

Il est difficile de connaître l’origine de ces superstitions : elles sont parfois l’héritage de traditions païennes, comme pour les créatures hybrides, de la Bible, comme pour le serpent, ou encore de l’Antiquité, si l’on pense aux sirènes. Elles sont aussi entretenues par une méconnaissance de certains milieux, comme les fonds marins : le Moyen-Age est féru de krakens, ces pieuvres fantastiques, et il a fallu du temps pour comprendre l’origine aquatique des cornes de licornes…

Découvrez encore plus d’anecdotes fascinantes et apprenez à observer les monuments médiévaux lors de notre visite guidée !