Si la saison 2016 avait commencé sur les chapeaux de roue, celle de 2017 continue sur sa lancée ! À partir de Février, que vous soyez amateurs de sculptures ou de peintures ; que vous admiriez les scènes de genre ou les touches vibrantes impressionnistes...vous trouverez nécessairement votre bonheur. Voici ici une liste non-exhaustive des expositions événements de début 2017, à vous de faire la vôtre !

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Dès le 22 février et jusqu’au 22 mai au musée du Louvre, venez explorer la matière picturale de Vermeer que l'écrivain Vaudoyer comparait à de la céramique. Après le peintre néerlandais Rembrandt, c’est à ce grand maître de la peinture de genre de nous offrir un tout autre visage : celui d’un artiste profondément lié à ses contemporains, à la fois amis et rivaux. Avec d'autres peintres de « l’école de Delft ", il révolutionna en effet la peinture en sublimant des scène de la vie quotidienne où les personnages se trouvaient comme "pris sur le vif".

De la peinture, passons au modelé avec un artiste différent mais tout aussi important pour l’histoire de l’art : le sculpteur Rodin ! C’est d’ailleurs également un virage à 300 ° que nous propose le Grand Palais : exit Hergé, héros de la bande-dessinée et bonjour Auguste Rodin. Effectivement, du 22 mars au 31 juillet est célébré le centenaire de la mort de l’artiste, disparu en 1917, et pourtant encore terriblement moderne. Au travers de 200 de ses travaux, l’exposition nous propose un panorama de l’oeuvre du sculpteur tout en revenant sur l'influence qu’il a pu avoir sur ses successeurs et ses contemporains. Les oeuvres de Bourdelle, Giacometti, Beuys ou Brancusi seront ainsi exposées comme autant de traces que Rodin a laissé sur l’histoire de l’art... dont il fut parfois difficile de se défaire.

Enfin, impossible d’échapper au phénomène Pissarro, présenté lors de deux expositions. En effet, à partir du 23 février et jusqu'au 2 juillet 2017, le Musée Marmottan-Monet consacre une rétrospective à cet artiste, considéré comme le « premier des impressionnistes », et ce avant Cézanne, dont on peut dire que l’élève a éclipsé le maître. Ami proche de Monet, maître de Cézanne et de Gauguin, il fait partie de ces peintres encore méconnu du public. C’est sans doute ce qui a également motivé le Musée du Luxembourg pour sa prochaine exposition, consacrée à la fin de vie de l'artiste à Eragny. 

Comment s’emparer de l’actualité de cette saison sans évoquer la nouvelle exposition « Picasso Primitif » ? Une fois n’est pas coutume, la « star » des musées parisiens depuis plusieurs saisons entre à nouveau en scène au musée du Quai Branly - Jacques Chirac. Il sera cette fois question du rapport qu’a entretenu Picasso avec les arts non-occidentaux. Une partie de l’exposition consacrée à des documents, lettres ou objets viendra témoigner de l’influence que ces arts dits primitifs ont pu avoir sur le peintre. Plus originale et conceptuelle, la seconde partie de l’exposition s’interrogera sur les différentes réponses plastiques proposées par Picasso et les artistes non-occidentaux face à différentes problématiques : la nudité, la sexualité… On est impatients de vous y accompagner !
 
Pour finir, nous vous invitons à faire un détour par l’Amérique des années 30 en noir et blanc. Bienvenue dans le monde de Walker Evans, exposé au Centre Pompidou du 26 avril au 14 août. Il s’agit d’une première rétrospective pour le photographe, où l’on découvrira ses plus fameux clichés ainsi que les objets qu’il a pu réunir tout au long de sa vie. Fasciné par son pays mais n’ayant eu de cesse de témoigner de sa dureté et de sa brutalité, Walker Evans est surtout connu pour son style « documentaire », ses photographies au plus près de la misère et de la banalité. Une exposition rare dont on pourra (en plus) profiter pendant les vacances.